Nazarius do Milano

 

Nazaire
de Milan

est né à Rome dans le premier siècle de l’ère chrétienne. Son
père était un haut fonctionnaire de l’administration de l’armée
romaine ; sa mère – que l’Église considère comme sainte
appelée « sainte Perpétue » – était une disciple de
saint
Pierre. Le nom Nazaire a une étymologie hébraïque, nazîr
signifiant « consacré ». C’est un saint chrétien fêté
localement le 28 juillet.

Hagiographie (écritures de la vie d’un saint)

Ayant adopté la foi chrétienne, Nazaire a abandonné ses biens et a décidé d’aller prêcher l’évangile en Gaule. Il a passé les Alpes et longé l’Isère ; ses premiers pas l’ont sans doute mené en Grésivaudan mais les détails manquent sur son itinéraire apostolique. On sait, cependant, qu’il s’est rendu à Cimiez – ville romaine proche de Nice – où il a rencontré son disciple Celse dont il ne devait plus se séparer. Son zèle a indisposé le gouverneur de Cimiez, qui l’a fait jeter en prison, et il aurait sans doute payé de sa vie sans l’intervention de la femme du gouverneur.

Chassés, Nazaire et Celse ont repris leurs bâtons de prêcheurs et on les retrouve à Embrun, Genève, Autun et enfin à Trèves. Cette dernière ville était le siège du prétoire de la Gaule belge. Leur prédication va leur attirer les foudres de Cornélius, gouverneur de la cité. Conduits une nouvelle fois en prison, ils vont être condamnés à la noyade ; au cours de leur transport, leur barque est assaillie par une effroyable tempête, qu’ils ont miraculeusement apaisée. Pour les remercier de ce prodige qui leur a sauvé la vie, leurs gardes les ont libérés. Passant à nouveau les Alpes, leur retour à Milan leur a été fatal. Condamnés par le juge Anolin, ils ont eu la tête tranchée en l’an 56 de notre ère, sous le règne de l’empereur Néron (37 – 68)

Légende

En 395, Ambroise de Milan (340-397), évêque de Milan, aurait eu la révélation du lieu où les deux saints avaient été inhumés : c’était dans un jardin hors de la ville. Les corps auraient été exhumés, parfaitement conservés, et ils auraient été transportés dans la basilique Saint Ambroise construite entre 379 et 386 afin d’y déposer les corps des martyrs chrétiens (Wikipedia).

Ecrits

Si certains supposent que les reliques de saint Nazaire et saint Celse se trouveraient toujours en l’église Saint-Ambroise à Milan (Italie), un écrit de Grégoire de Tours (538-594) du VI ième siècle fait mention de missionnaires qui auraient transportées et déposées les reliques du martyr Nazarius dans une petite basilique située sur un rocher à l’embouchure de la rivière Loire.

En cette basilique, située très probablement à l’emplacement de la chapelle Notre Dame de l’Espérance d’après certains vestiges retrouvés lors de sa démolition, un baudrier d’or en offrande était exposé. Il aurait suscité la convoitise du chef breton Waroc’h II, qui fit envoyer un émissaire pour s’en emparer. Celui-ci se fracassa le crâne sur le linteau de la porte. Par ce miracle, Waroc’h, effrayé, combla l’église de dons et le village prit le nom de Sanctus Nazarius de Sinuario (Saint Nazaire de l’Estuaire).

Nazarius et Celsus avant leur exécution